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L'abbé Pierre : L'insurrection de la bonté



Bonjour, je suis très heureux de te retrouver pour te raconter une nouvelle histoire de Telio, celle d’un héros de Dieu, un homme exceptionnel dont la charité, le rayonnement ont beaucoup marqué la France du XXème siècle, un homme connu pour son courage, sa générosité, son originalité et sa grande liberté : l’abbé Pierre...



C’est juste un peu avant le début de la première guerre mondiale qu’est né celui qu’on appellera plus tard l’abbé Pierre. Nous sommes à Lyon en 1912. Celui qui porte au baptême le prénom de Henry vient au monde le 5 août, il est le 5ème d’une famille de huit enfants. Ses parents sont des commerçants en soie, un tissu très noble qui est très apprécié pour son élégance et son confort, notamment pour les vêtements et la décoration.

 

La famille Grouès est pieuse et attachée aux traditions religieuses. Le petit Henry est élève des jésuites. Très tôt, il voit son père servir les plus pauvres. Chaque dimanche matin, celui-ci est engagé parmi les Hospitaliers veilleurs, ceux qui rasent, coiffent et servent des repas aux sans abris. Lui, Henry, est attiré par la prière et en même temps par l’action. Plus tard, se dit-il, il sera missionnaire. C’est sans doute pour cela que lorsqu’il rejoint les scouts de France, on l’appelle le Castor Méditatif.

 

Mais quand il est adolescent, il commence à douter de l’existence de Dieu. C’est un pèlerinage à Assise, quand il a 15 ans, qui change tout. Henry, le futur abbé Pierre, est très frappé par cette parole de François d’Assise : « l’amour n’est pas aimé ». Il dira lui-même qu’il a été « frappé d’un coup de foudre avec Dieu ». C’est pour lui la confirmation qu’il va engager sa vie au service de l’amour, là où l’amour n’est pas présent.

 

Il fait une autre expérience spirituelle très forte. Un jour, quand il lit ce passage de la Bible où Dieu se révèle à Moïse sous la forme d’un buisson ardent, Henry sent le même feu de l’amour de Dieu le brûler de l’intérieur. En rapprochant ces deux expériences, celle d’Assise et celle du buisson ardent, il dit ceci : « par les deux mains, par les deux bouts, je me trouvai pris entre ces témoignages de Saint François et de Moïse ».

 

Il a compris : Dieu est amour, un amour qui demande à être aimé, Dieu est donc parmi les pauvres et les nécessiteux.

 

Quand il a 19 ans, Henry demande à entrer dans l’ordre des capucins. C’est une famille spirituelle qui a hérité de la sagesse de François d’Assise, mais qui est connue pour la vie très pauvre de ses religieux qui consacrent l’essentiel de leur temps à la prière : six heures par jour, et deux heures chaque nuit. 

 

Henry va y vivre sept années, dans des conditions très dures. Il prend le nom religieux de frère Philippe. Par vœu de pauvreté, il renonce à sa part de l’héritage familial, et donne tout ce qu’il a à des œuvres caritatives. Il dort sur une planche de bois, et il lit le même et unique livre sur la passion du Christ. Il se rend compte peu à peu que cette vie n’est pas faite pour lui. Sa santé est trop fragile pour supporter une telle rigueur. Avec l’appui de son supérieur, il décide qu’il quittera le monastère, peu après avoir été ordonné prêtre en 1938, à l’âge de 26 ans.

 

Ses années au couvent ont été l’occasion pour Henry d’approfondir sa vie spirituelle et de découvrir notamment la richesse de l’adoration eucharistique, pendant des nuits entières. Il parle d’un éblouissement qu’il va garder jusqu’à la fin de sa vie : « Quand on a goûté de cela, dit-il, on ne peut plus s’en passer » Et lui, qui deviendra plus tard un homme d’action, dit aussi : « même dans l’action, j’ai toujours vécu l’adoration. Et je ne peux vivre la prière que sous cette forme ».

 

Il est accueilli par le diocèse de Grenoble, où il devient le vicaire de la cathédrale. Nous sommes en mai 1939, quelques semaines seulement avant le déclenchement de la deuxième guerre mondiale.

 

Quelques mois plus tard, alors que la France se prépare à la guerre, il rejoint l’armée comme sous-officier. Mais il tombe malade. Il est hospitalisé, tout le temps de l’invasion de la France, suivie par sa défaite et son occupation par l’armée allemande. En octobre 1940, il est nommé aumônier d’un hôpital près de Grenoble, puis d’un orphelinat.

 

En fait, très tôt, celui qui se fait maintenant appeler l’abbé Pierre pour cacher sa vraie identité aux allemands, est entré dans la résistance. Il n’a pas supporté d’apprendre le sort réservé aux juifs, qui sont persécutés, avant d’être déportés vers les camps de concentration en Allemagne ou plus loin en Europe de l’est. Alors que cela est passible de peine de mort par les allemands, il recueille des enfants juifs dont les familles ont été arrêtées, il leur trouve des familles de refuge.

 

Et quand les allemands instituent le travail obligatoire pour tous les jeunes français, l’abbé Pierre organise des maquis, toute une organisation pour en cacher le plus possible dans les montagnes, et pour faciliter leur fuite vers la Suisse qui n’est pas touchée par la guerre.

 

En 1944, l’abbé Pierre est arrêté par la police allemande, mais il réussit à s’évader. Il va rejoindre le Général de Gaulle, qui est devenu le chef de la France libre qui lutte contre l’occupation allemande. À la libération de la France, l’abbé reçoit la croix de guerre, c’est une des plus hautes distinctions qui soient.

 

On le voit, le destin de l’abbé Pierre se dessine de plus en plus pour faire de lui un homme hors du commun. Après la guerre, il est encouragé par le Général de Gaulle autant que par l’Église de France, pour s’engager en politique. Il est élu député dès 1945, et siègera à l’assemblée nationale pendant de longues années au cours desquelles il s’engagera toujours pour des actions et des mesures sociales en direction des plus démunis.

 

Nous sommes dans les années de reconstruction de la France, après une guerre qui a fait beaucoup de destructions et créé d’immenses pauvretés. Un jour, l’abbé Pierre est bouleversé par la rencontre avec un homme qui s’appelle Georges. Celui-ci est tellement démuni et désespéré que l’abbé décide de créer un nouveau mouvement pour venir aider ceux qui, comme lui, en ont le plus besoin.... (écouter l'épisode pour connaître la suite)


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